L’Azawakh possède une silhouette que l’on n’oublie pas : très haut sur pattes, sec, élégant et parcouru de muscles fins. Son apparence fragile est trompeuse. Ce lévrier du Sahel a été sélectionné pour se déplacer avec endurance dans un environnement exigeant et pour vivre au plus près de son groupe humain.
À la maison, il peut se montrer calme et profondément attaché à quelques personnes. Avec les inconnus, il garde souvent ses distances. Sa confiance ne s’obtient ni par la contrainte ni par une succession de contacts imposés. Elle se construit avec du temps, un quotidien prévisible et des sorties où sa vitesse reste maîtrisée.
Sommaire
Portrait général
En bref
- FCI : N° 307, groupe 10, section 3 (lévriers à poil court)
- Origine : Mali, patronage de la France
- Taille : 60 à 70 cm pour les femelles, 64 à 74 cm pour les mâles
- Poids : Environ 15 à 20 kg pour les femelles, 20 à 25 kg pour les mâles
- Espérance de vie : Environ 10 à 13 ans
- Pelage : Très court, fin et peu abondant sur le ventre
- Nom usuel : Azawakh
- Autres appellations : —
- Nom officiel de la FCI : Azawakh
Source du portrait de race (construction, robe et nom officiel) : standard FCI n° 307 (Azawakh).
Histoire de l’Azawakh
La race doit son nom à la vallée de l’Azawakh, dans la région sahélienne. Des chiens de ce type ont vécu auprès de communautés nomades, notamment touarègues, peules et autres peuples de la zone. Ils accompagnaient les déplacements, participaient à la chasse et contribuaient à la vigilance autour des campements.
Leur morphologie s’est adaptée à la chaleur et aux longues distances. La peau fine, le poil très court, la poitrine profonde et les membres allongés dessinent un athlète construit pour l’endurance comme pour l’accélération. Les sujets arrivés en Europe au vingtième siècle ont formé la base des lignées reconnues aujourd’hui.
Comprendre ce contexte évite de le réduire à un lévrier décoratif. Son attachement au groupe, sa réserve et sa capacité à décider rapidement font partie d’un ensemble cohérent. La vie moderne doit lui offrir une sécurité réelle sans chercher à effacer ce tempérament.
Caractère de l’Azawakh
Points forts
L’Azawakh choisit ses relations. Avec les personnes de son foyer, il peut être tendre, attentif et très présent. Il apprécie souvent de se coucher près d’elles et remarque vite leurs habitudes. Cette proximité contraste avec sa retenue face aux inconnus, qu’il préfère observer avant d’accepter un rapprochement.
Forcer une caresse ou le maintenir pendant qu’une personne se penche sur lui ne le rend pas plus sociable. Présentez les visiteurs dans le calme, laissez au chien une possibilité de retrait et demandez que l’on ignore d’abord sa présence. Il pourra s’approcher si la situation lui paraît sûre.
- Très attaché à un cercle restreint de personnes.
- Sensible aux gestes brusques et aux méthodes dures.
Points d’attention
Sa vigilance peut se traduire par une posture droite, un regard fixe ou quelques aboiements. Elle ne doit pas être encouragée comme un spectacle de garde. L’objectif est qu’il puisse signaler puis laisser son humain gérer la situation, sans rester bloqué dans la méfiance.
Chaque Azawakh garde sa personnalité. Certains s’ouvrent assez vite, d’autres restent sélectifs toute leur vie. Une bonne socialisation élargit ce qu’ils peuvent vivre sereinement, mais ne transforme pas nécessairement la race en chien expansif avec tout le monde.
- Souvent réservé et observateur avec les inconnus.
- Instinct de poursuite puissant dès qu’un mouvement attire son regard.
Exercice et éducation de l’Azawakh
La promenade quotidienne lui permet de garder une bonne condition, de flairer et de partager du temps avec vous. Elle doit être complétée par des occasions de courir dans un espace vaste et solidement clôturé. Sa vitesse et sa capacité à s’éloigner en quelques secondes rendent la liberté en terrain ouvert très risquée.
Le rappel s’enseigne dès le jeune âge, avec une longe légère et des récompenses de grande valeur. Il reste toutefois dépendant du contexte. Un chien qui revient parfaitement dans un jardin peut basculer dans la poursuite lorsqu’un lièvre surgit. La sécurité ne repose jamais sur la confiance seule.
Le coursing et d’autres activités adaptées aux lévriers peuvent répondre à son goût de la course. À la maison, des recherches d’objets, de courtes séances d’éducation et des promenades dans de nouveaux lieux enrichissent son quotidien sans l’exciter continuellement.
Une éducation douce et très concrète
Travaillez les compétences qui facilitent réellement la vie : suivre en laisse, attendre devant une porte, rejoindre un tapis, revenir vers vous et accepter les soins. Les longues répétitions l’intéressent peu. Une demande claire, une récompense et la possibilité de reprendre une activité donnent de meilleurs résultats.
La socialisation commence à distance. Observer un marché, un groupe d’enfants ou un chien sans devoir entrer en contact constitue déjà une expérience utile. Rapprochez-vous seulement lorsque le jeune chien reste disponible et détendu.
Entretien de l’Azawakh
Pelage, brossage et toilettage
Le poil ras s’entretient avec un gant doux. Un passage hebdomadaire retire les poils morts et permet d’examiner la peau, les coussinets et les petites blessures. Les bains sont occasionnels, car la robe retient peu la saleté et sèche rapidement.
Le brossage des dents, l’examen des oreilles et la manipulation des pattes s’apprennent progressivement. Ce chien réservé accepte mieux les soins lorsque les gestes sont prévisibles et que l’on évite de le retenir brutalement.
Yeux, oreilles, dents et griffes
Cette finesse protège mal contre le froid et la pluie. Un manteau bien ajusté devient utile lorsque la température baisse, surtout pendant les promenades calmes ou les attentes. À la maison, l’Azawakh recherche volontiers un couchage chaud, souple et placé à l’écart des courants d’air.
Sa peau et son corps peu rembourré apprécient un matelas épais. Les surfaces dures peuvent rendre les points d’appui inconfortables. Vérifiez également les griffes, qui doivent rester suffisamment courtes pour préserver la qualité de ses appuis lorsqu’il court.

Santé de l’Azawakh
- Demandez quels contrôles cardiaques, oculaires ou articulaires sont pratiqués dans la lignée.
- Suivez l’évolution du poids et de la musculature plutôt qu’une apparence comparée à une race plus massive.
- Examinez les pieds et les griffes après les courses.
- Choisissez des parents au mouvement libre et au caractère stable.
Affections et points d’attention
La qualité du mouvement est essentielle chez un lévrier. Observez les adultes au pas et au trot, puis lorsqu’ils accélèrent si les conditions le permettent. Le chien doit avancer avec fluidité, sans gêne ni raideur persistante.
Son envie de courir peut masquer une fatigue ou une petite blessure. Après une activité rapide, contrôlez les coussinets, les ongles et les muscles. Prévoyez des jours plus calmes entre les efforts intenses au lieu d’accumuler les séances.
Alimentation et poids
L’Azawakh est naturellement très sec. Les côtes, les pointes des hanches et certains reliefs osseux peuvent être visibles sans que le chien soit sous-alimenté. Cette silhouette doit rester associée à une musculature présente, un pelage sain, de l’énergie et une évolution de poids stable.
Espérance de vie
L’espérance de vie de l’Azawakh se situe généralement autour de 10 à 13 ans. Il s’agit d’une moyenne qui peut varier d’un chien à l’autre.
Examens de santé et choix de l’éleveur
Le cœur, les yeux et les articulations font partie des points que certains éleveurs suivent dans leurs lignées. D’autres affections peuvent être connues au sein d’une famille de chiens. Demandez des résultats précis et une explication liée aux deux parents plutôt qu’une affirmation générale selon laquelle la race serait robuste.
L’Azawakh vous convient-il ?
Vie de famille avec des enfants
Avec des enfants, les interactions doivent rester respectueuses. L’Azawakh n’apprécie généralement pas d’être enlacé, poursuivi ou dérangé pendant son sommeil. Des enfants capables de comprendre ses signaux lui conviennent mieux que des jeux très physiques.
Cohabitation avec d’autres animaux
La cohabitation avec d’autres chiens peut fonctionner, particulièrement avec des compagnons connus et compatibles. Les petits animaux et les chats inconnus peuvent déclencher la poursuite. Un chat de la maison n’est jamais assimilé automatiquement à ceux rencontrés dehors.
Logement
Il peut vivre dans une maison ou un appartement si ses besoins de sortie et de course sont réellement organisés. La taille du logement compte moins que la présence d’un couchage confortable, d’un environnement assez calme et d’un accès régulier à un terrain sécurisé.
Il supporte mal une vie isolée dans le jardin. Son indépendance apparente s’accompagne d’un attachement profond à son groupe. La solitude se travaille par petites étapes, sans attendre de lui qu’il reste chaque jour pendant de longues heures sans présence ni sortie.

Acheter un chiot Azawakh : à quoi faire attention ?
Choisir un éleveur
Demandez comment les chiots découvrent les personnes, les bruits, les trajets, la laisse et les manipulations. Une socialisation de qualité n’impose pas des contacts continus. Elle crée des expériences graduelles dans lesquelles le chiot peut observer, s’approcher et se retirer.
- Quels examens de santé ont été réalisés chez les parents ?
- Comment les adultes réagissent-ils aux visiteurs et aux situations inconnues ?
- Où le chien pourra-t-il courir librement et en sécurité ?
- Comment les chiots sont-ils habitués à la laisse, à la voiture et aux soins ?
- Quel suivi l’éleveur propose-t-il après le départ ?
Quand le chiot peut-il rejoindre sa nouvelle famille ?
Avant l’arrivée, sécurisez le jardin, choisissez une longe, installez un couchage chaud et prévoyez un manteau adapté à la saison. Les premières semaines restent simples : routines, promenades calmes et découverte progressive du nouvel environnement.
Adopter ou accueillir un chien à replacer
Rencontrez plusieurs adultes, idéalement dans un lieu ordinaire et pas uniquement lors d’une exposition. Observez leur réaction à votre arrivée, leur capacité à récupérer et leur relation avec l’éleveur. La réserve est compatible avec un comportement stable ; la panique durable ou une agressivité incontrôlable ne doivent pas être présentées comme typiques.
Un adulte à adopter permet de mieux évaluer la sociabilité, la prédation, le rappel et la capacité à rester seul. Plusieurs rencontres sont utiles. Laissez-lui le temps de vous regarder et ne jugez pas la relation sur les premières minutes.
Quelles races ressemblent à l’Azawakh ?
Le Sloughi partage une origine nord-africaine et une certaine réserve, tandis que le Saluki présente une histoire et une robe différentes. Le Whippet est plus petit et souvent plus facile à intégrer dans un environnement urbain. Le Barzoï offre un gabarit beaucoup plus imposant et un poil long.
Ces comparaisons ne remplacent pas des rencontres. Passez du temps auprès d’adultes de plusieurs races, observez leur comportement dedans comme dehors et demandez-vous quel niveau de réserve, de vitesse et de sensibilité correspond réellement à votre vie.
Questions fréquentes sur le Azawakh
L’Azawakh convient-il à un débutant ?
Il peut vivre avec une personne très préparée, mais sa réserve, sa sensibilité et son instinct de poursuite rendent la première expérience exigeante. Rencontrer la race et bénéficier d’un accompagnement sérieux est indispensable.
Peut-il vivre en appartement ?
Oui, si le logement est calme et si les promenades ainsi que les occasions de courir en terrain clos sont réellement prévues. Un jardin ne remplace pas ces activités.
Peut-on lâcher un Azawakh en promenade ?
Sa vitesse et sa poursuite rendent le lâcher risqué dans de nombreux lieux. Une longe et un terrain entièrement clôturé offrent une sécurité plus réaliste.
Pourquoi paraît-il si maigre ?
La race possède naturellement très peu de graisse sous-cutanée et une ossature visible. Une silhouette typique reste néanmoins musclée, énergique et stable dans le temps.
L’Azawakh est-il affectueux ?
Il peut être très tendre avec son cercle proche, même s’il exprime son attachement avec plus de discrétion que certaines races. Il conserve souvent une réserve marquée avec les inconnus.
Supporte-t-il le froid ?
Son poil très fin et son faible tissu graisseux le protègent peu. Un manteau et un couchage chaud sont utiles lorsque la température baisse ou que le temps devient humide.
Peut-il vivre avec un chat ?
Certains cohabitent avec un chat connu, surtout après une introduction précoce et progressive. Son instinct de poursuite reste cependant important et impose une évaluation individuelle.
A-t-il besoin de courir tous les jours ?
Il a besoin d’activité quotidienne, mais chaque jour ne doit pas comporter une course intense. Des promenades, du flair, du repos et plusieurs occasions régulières de galoper forment un rythme plus équilibré.
Des informations claires sur les chiens, leur comportement et la vie à leurs côtés.



